Ce
long métrage de fiction nous racontera la vie d’un homme
hors du commun, Gérard Ménatory. ll consacra sa vie à
la réhabilitation du loup. Il se battit pour la réintroduction
et la protection de cet animal diabolisé.
Le
film aura comme base le dernier livre de Gérard Ménatory
qui n’a pas encore été édité et qui
est en quelque sorte son testament !

Petit
sauvageon, le jeune Gérard grandit dans un village des Cévennes
au pied du mont Aigoual. Son père, professeur d’école,
ermite contestataire, l’initie à la vie au milieu de la
nature. Gérard passera toute son enfance à explorer les
collines boisées et escarpées du pays cévenol.
En observant et recueillant de nombreux animaux, il apprendra à
comprendre, à aimer et respecter la vie sauvage. Après
ses études, il devient journaliste et se passionne pour l’écologie.
Il parcourt le monde pour observer les loups dans leur habitat naturel.

Quelques
années plus tard il crée le Parc du Gévaudan situé
en lozère, ou, pour la première fois depuis leur extermination,
des loups sont réintroduits en France. Fasciné par cet
animal qui cristallise les passions, il passera des nuits à observer
les loups en vivant parmi les meutes. Reconnu et respecté par
le monde scientifique, ses travaux de terrain auront un retentissement
international...

Ébauche de découpage
séquence d’ouverture
un cercueil transporté par 4 hommes ; une jeune femme les précède
et ouvre une grille qui grince en offrant un passage sur un parc immense
couvert en partie par une forêt. Tout est blanc, la neige tombe
à gros flocons, les pas des personnages crissent dans le silence
ouaté et leur haleine se transforme en petite brume. Le cortège
se dirige à la lisière des sapins qui partage le parc
en deux : la plaine vallonnée et une partie boisée. À
présent ils sont en train de poser leur fardeau qu’ils
disposent sur 4 rochers en guise de support. Un homme prend la parole
:
« Papa, nous sommes ici pour accomplir ta dernière
volonté, celle de passer une nuit dans le parc parmi les loups
avant d’enterrer ton cercueil au cimetière de mende !
».
Le blizzard se lève et la neige tourbillonne, les pas se pressent
vers la grille que l’on referme.
Un hurlement se fait entendre malgré la furie du vent, les 5
personnes tournent leur tête et ensemble ils regardent vers la
lisière. Le hurlement qui redouble d’intensité est
relayé par un autre, puis un cœur de loups se mêle
au souffle de la tempête.
« Papa reçoit son dernier hommage ! » murmure
la voix de la femme. Le groupe reprend le sentier enneigé vers
le village.
Abandonné au milieu de la nature, le cercueil en chêne
est recouvert peu à peu par la neige.
Les hurlements ont cessé, le vent est tombé.
À pas feutrés, se déplaçant avec prudence,
un premier loup apparaît, il s’approche de cet objet curieux.
Le loup se roule dans la neige à quelques mètres du mort,
d’autres loups plus timides jaillissent çà et là
de derrière les sapins.
Le mâle Alpha tout blanchi par la neige est rejoint par sa femelle.
Ils s’accouplent, un très gros plan filmé au téléobjectif
s’attarde sur l’œil plein cadre du loup Alpha.

Fin du générique du début.
Première
séquence
(Débute sur une prise de vue en aérienne en travelling
dans un paysage sauvage des Cévennes).
Un gamin court avec un gros berger allemand dans le maquis des Cévennes.
Gérard Ménatory à dix ans, il a un short noir à
la dernière mode des années 20. Le chien le dépasse
au galop et se dirige vers un buisson. Il a flairé quelque chose,
un aigle blessé bat d’une aile. L’enfant calme le
chien et se penche sur l’oiseau. Il enlève sa chemise et
la noue autour de la tête du rapace, il lui bloque les serres
à l’aide d’un bout de ficelle et d’une branche.


